Récemment, on dirait que le sujet du végétarisme a fait beaucoup les manchettes. Le « coming out » de George Laraque en tant que végétalien y a été pour beaucoup.
Les Granos urbaines lançaient la question dans leur blogue la semaine dernière : « Et vous, comment mangez-vous et pourquoi? » Une simple question, mais qui a réussi à faire réagir énormément de monde. Normal, elle touche tout le monde, car nous devons tous nous nourrir.
J’ai d’ailleurs répondu d’un commentaire à mon tour! Bien que je ne sois pas végétarienne moi-même, je prône un choix plus conscient sur la plan alimentaire. Il est bien de s’arrêter pour penser un peu avant d’acheter nos aliments et de se poser les bonnes questions. J’ai d’ailleurs déjà discuté cela dans le billet « plus vert dans votre assiette ».
Les raisons de diminuer sa consommation de viande ou d’opter pour un mode de vie végétarien sont multiples et peuvent varier d’un individu à un autre. Alors que certains choisiront une alimentation végétarienne par respect pour le monde animal, d’autres le feront pour la protection de l’environnement ou pour promouvoir un mode de consommation plus responsable et durable. D’autres finalement, sont végétariens ou ne consomment pas certains types de viande par convictions religieuses. Mais au-delà des préceptes sociaux et humains, choisir une alimentation plus riche en aliments de sources végétales peut favoriser une meilleure santé globale et prévenir plusieurs maladies. Des preuves scientifiques supportent en effet les bénéfices d’une alimentation végétarienne dans la prévention des maladies cardiovasculaires, de l’hypertension, du diabète, de l’obésité, de l’ostéoporose, et même de certains cancers. Par contre, il existe aussi des cas de végétariens carencés, des gens qui se restrictent sur des alimentations végétariennes ou qui ne savent pas comment vivre leur végétarisme de façon saine. Il y a aussi différents types de végétarismes, les plus à risques de développer des problèmes de santé sont ceux suivant les types de végétarismes les plus strictes.
§ L’alimentation d’une personne végétarienne est, par définition, constituer d’aliments de sources végétales (fruits, légumes, céréales, graines, noix, légumineuses).
§ Une personne végétarienne qui incorpore aussi les produits laitiers à son alimentation est considérée lacto-végétarienne. Lorsqu’elle consomme des produits laitiers et des œufs, on dit qu’elle préconise alors une diète lacto-ovo-végétarienne. Les lacto et les lacto-ovo-végétarien se procurent une bonne proportion de leur protéine dans les produits laitiers et les œufs qu’ils consomment.
§ Les modes de végétarisme les plus strictes sont les végétaliens et les crudivores. Les végétaliens ne consomment que des produits de sources végétales, pas de produits laitiers, ni d’œuf. Les crudivores ne consomment pas d’aliments cuits. Leur alimentation consiste principalement de fruits et légumes crus et de noix. La fermentation et la germination des légumineuses et des grains leur permettent de consommer aussi ces aliments sans qu’ils ne nécessitent de cuisson. Les crudivores et les végétaliens mals informés sur leurs besoins nutritifs peuvent avoir de la difficulté à rencontrer tous leurs besoins en nutriments.
§ Il y a aussi les adeptes de l’alimentation macrobiotique. Ceux-ci sont habituellement végétariens bien qu’ils puissent consommer un peu de poissons blancs. La recherche de l’équilibre énergétique du ying et du yang en alimentation constitue la base de ce mode alimentaire. Les choix alimentaires des personnes macrobiotiques sont constitués principalement de céréales entières, de légumes et légumineuses, d’algues et de produits de soya fermentés (tempeh). En alimentation macrobiotique on priorise aussi les aliments régionaux et en saison.
§ Finalement, une dernière catégorie, un peu inventée pour les besoins de la cause, serait celle des végétariens à temps partiel, de laquelle je fais personnellement partie. Les végétariens à temps partiel ou semi-végé incorporent peu de viande rouge à leur alimentation, mais consomment tout de même un peu de produits animaux, parfois des produits laitiers, des œufs, du poisson et des viandes blanches. Leur alimentation s’apparente au mode alimentaire méditerranéen. Ils misent davantage sur les légumes aux couleurs foncés, les noix, les légumineuses, les huiles plutôt que le beurre, etc. Ce mode alimentaire a été associé à une réduction du risque de plusieurs maladies chroniques.
C’est un peu dans cette perspective que des organisations comme la Johns Hopkins’ Bloomberg School of Public Health a lancé les Lundis sans viande (meatless Monday) ou que des entreprises comme Commensal ventent les bienfaits de manger « un repas de viande en moins ». Je vous ai déjà parlé de ces initiatives, mais elles sont importantes parce qu’elles sont supportées de plus en plus par la communauté scientifique, tant pas les environnementalistes que par les nutritionnistes.
Alors, comment vous définissez-vous sur le plan alimentaire? Vers quel type d’alimentation avez-vous envie de vous diriger? Parce qu’il ne faut pas non plus oublier que chaque corps humain est différent et que vous devez faire l’expérience, pour vous, du type d’alimentation qui vous convient le mieux. Celui qui vous fera vous sentir bien dans votre tête (conscience) et bien dans votre peau!