par Sophie
le 7 octobre 2009 18:56
Je suis allée voir le film THE AGE OF STUPID à Montréal hier à l'ONF dans le cadre des Rendez-vous des droits de la personne. C'est un excellent film documentaire, très bien exécuté!
Le film nous projette en 2055 quand l'espèce humaine s'est elle-même exterminée et que le dernier humain repasse en revue ce qui s'est passé au cours des 50 derniers années ayant courus à notre perte. Basé sur des archives mondiales réelles et combinant des histoires vécus d'individus qui ont subit l'impact négatif des changements climatiques, le film se veut une démonstration de notre incapacité à voir la vraie urgence. Pas parce que nous sommes plus "cons" qu'un autre, comme on le dirait en bon québécois, mais simplement, comme le suggère le personnage principal du film, parce que "nous ne nous croyons pas digne d'être sauvés"

Le tout était suivi d'une discussion avec le cinéaste québécois Hugo Latulippe, à qui nous devons Bacon, le film (2001), Ce qu'il reste de nous (2004), ainsi que , plus récemment Manifestes en série (2008). Hugo Latulippe est un cinéaste engagé dans les causes humanitaires, sociales et environnementales.
Un des points chauds de la discussion animée par Hugo était l'importance de la mobilisation citoyenne pour faire pression sur nos élus et de nos obligations individuelles visant à réduire notre impact. Est-ce que tout ce que nous faisons est suffisant? nous demandait-il. Probablement pas encore.. pouvons-nous faire plus? certainement. Arriverons-nous à faire suffisamment? Nous ne le saurons pas aujourd'hui, peut-être dans 50 ans. Mais il vaut mieux faire tout ce qui est en notre pouvoir aujourd'hui pour éviter d'arriver au point de non retour exprimé dans ce film.
Hugo Latulippe n'était pas en parfait accord avec la manière dont certaines idées avaient été véhiculées dans le film, mais il appuyait fortement l'effort du cinéaste pour passer son message fort.
Résultat de la soirée: une poignée d'individus sortant de la salle de projection avec le désir de faire un peu plus pour leur prochain et pour leur planète et avec l'intention de faire circuler un message d'urgence, mais avant tout comme l'a spécifié Hugo, inspiré de la conférence récente du Dalai-Lama à Montréal "un message d'espoir qui laisse aussi parler le coeur".
Le film sera projeté de nouveau à quelques reprises cette semaine. À ne pas manquer!