Tenons-nous le pour dit; avoir une automobile n'est pas économique. Il ne s'agit pas non plus d'un investissement. À partir du jour où notre nouveau véhicule quitte la cour du concessionnaire, il a déjà perdu une bonne somme de sa valeur initiale et il ne fera dès lors que nous coûter de l'argent… beaucoup d'argent.
Plus souvent qu'autrement, avoir un véhicule est, bien entendu, une nécessité sur le plan pratique, nous permettant de nous déplacer plus facilement et de vaquer à nos occupations quotidiennes, telles que travailler. Nous ne sommes pourtant pas aussi dépendant de notre voiture que nous aimerions le croire. Pour plusieurs, un modèle alternatif de transport combinant l'usage de l'automobile, des transports en communs et des transports "actifs" peut très bien être la solution; tant sur le plan environnemental qu'économique.
Dans les deux prochains billets je parlerai des façons d'être plus vert dans les transports. Je ferai dans un premier temps dans ce billet un survol des alternatives à la voiture. Dans le prochain billet (que je mettrai en ligne demain) j'aborderai ce qui peut être fait de façon réaliste quand on a vraiment besoin d'un véhicule personnel.
Moins d'auto, moins de bobos?
Dans des grands centres urbains, la voiture sur les heures de pointe peut vraiment être une source de stress et d'angoisse. Prendre les transports en commun est non seulement une option plus verte, c'est aussi plus zen. On arrive au boulot moins stressé; on a eu le temps de consulter les nouvelles du matin ou on s'est accordé du temps pour terminer un livre de notre auteur favori. On n’a pas eu à passer 15 minutes à se chercher un stationnement et de plus, en hiver, on a évité d'avoir à déneiger et dégivrer la voiture: un gros bonus!
Vous allez chercher du beurre au dépanneur? Considérez cela comme une belle opportunité pour un peu d'activité physique. Pour les petits déplacements, l'alternative à pied ou à vélo en vaut vraiment la peine. Surtout en hiver, pour les mêmes raisons citées plus haut ! Enfiler des bonnes bottes prends beaucoup moins de temps. Essayez-le! Vous verrez comment le grand air peut faire du bien! Et comme la moitié des Québécois sont considérés comme inactifs (Stats Can. 2005), il pourrait être bénéfique pour plusieurs que ce concept deviennent réalité.
Le vélo et la marche peuvent aussi être des options pour aller au boulot, mais tout dépend de la distance. À Montréal, je crois que les fameux BIXI arrivés cette année au centre-ville se passent maintenant de présentation. Pour 78$ l'an, vous pouvez avoir accès à un vélo en libre service en tout temps. Ce qui est bien de ce concept c'est qu'il permet vraiment de faire une combinaison de différents types de transports. Je vais au boulot le matin en BIXI car il fait bon et frais (et ça descend!), je reviens le soir en métro, et je me repose! Certaines villes ne se portent pas bien à l'utilisation du vélo au quotidien et les gens vivant en banlieue ou en région dans les villages peuvent être bien loin de l'endroit où ils travaillent.
Dans ce cas là. il existe tout de même des alternatives. Il est possible de faire du covoiturage de proximité. Par exemple, en s'arrangeant avec des collègues du bureau vivant dans un même secteur d'aller au travail ensemble le matin. On désigne un conducteur pour chaque jour de la semaine et on alterne celui qui passera chercher les autres. En plus d'économiser de l'essence, cela réduit les kilométrages sur le véhicule et cela nous donne aussi un peu de temps pour relaxer les jours où on est passager plutôt que conducteur. Cette option est bien utile dans les plus petites villes ou les banlieues qui n'ont pas de transport en commun bien établi.
Une autre façon de partager sa voiture est de devenir co-propriétaire. C'est ce que propose Communauto, un service qui fonctionne comme une coopérative où les membres ont accès à un parc d'automobiles qui se louent à petit prix à l'heure ou à la journée. C'est comme s'ils partageaient tous les véhicules, ou, vu sous un autre angle, comme s'il détenait tous ces véhicules, positionnés partout dans la ville et disponible au besoin! J'ai personnellement été membre pendant un an car je devais me déplacer pour voir des clients avec le travail et j'ai adoré! Communauto n'est pas établi partout au Québec par contre. On les retrouve à Montréal, Québec, Sherbrooke et Gatineau .
Vous vous déplacez beaucoup entre les grandes villes du Québec? Abonnez-vous à un système de Covoiturage comme Allo-stop et Amigo Express. Vous pourriez amener des gens avec vous et ainsi économiser sur le coût de l'essence. Si vous n'avez pas votre propre voiture, vous pouvez vous abonner à titre de passager. Il ne vous en coutera qu'une fraction du prix d'un autobus voyageur. Le covoiturage inter-villes est aussi une excellente façon de rencontrer des gens intéressants et de partager la route pour que le voyage passe plus vite.
Finalement, lorsqu'on parle de transport et d'être plus vert, on ne peut plus faire abstraction du transport aérien, qui, selon les experts, est très très polluant. Lorsqu'il faut faire de grande distance, l'option la plus écologique consiste à prendre le train. Encore une fois, nous sommes un peu désavantagé en Amérique du Nord puisque le système ferroviaire pour le transport des passagers n'est vraiment pas très développé. En Europe, il est souvent possible de rejoindre plusieurs pays par train et le dilemme train vs avion devient alors un vrai choix envisageable. Lorsqu'on veut tout de même diminuer l'impact de nos voyages en avion, il reste une autre solution qui consiste à acheter des crédits de carbone qui contribuera à la reforestation ou à des projets d'énergies vertes. Plusieurs compagnies permettent maintenant de compenser pour les émissions de GES lors de l'achat de billet d'avion. À titre d'exemple, voir ce qu'offre AirCanada. Ça fait deux fois que je compense mon impact environnemental avec eux, c'est très facile!
Voilà pour l'instant... Je crois qu'il y a ici suffisamment matière à réflexion. Réflexion sur nos propres choix de transports et sur les moyens dont nous disposons pour réduire notre empreinte environnementale sur ce plan.
Demain, je continuerai à explorer ce qui peut être fait lorsqu'on se doit de continuer à utiliser autant notre voiture. Même dans ce cas, il y a moyen de réduire son impact!